Que sont les écarts verticaux?
Si la négociation d’options a déjà piqué votre curiosité, vous avez probablement entendu parler du terme « écart ». Le mot peut sonner un peu sophistiqué, voire intimidant, comme si on vous présentait un plateau de fromages Ossau-Iraty ou Brillat-Savarin. Mais en fin de compte, du fromage, peu importe la sorte, c’est bien juste du fromage.
Un écart vertical est une stratégie sur options. Il consiste à acheter et à vendre des options sur un même actif assorties de la même date d’échéance, mais à des prix de levée différents (le prix d’achat/de vente convenu).
Exemple d’écart vertical
Contrat d’option 1 | Contrat d’option 2 | |
|---|---|---|
| Actif | Action SAUGE | Action SAUGE |
| Date d’échéance | 5 juin 2026 | 5 juin 2026 |
| Prix de levée | 9,00 $ | 10,00 $ |
Chaque contrat d’option représente une « patte » de la stratégie, et la différence entre les pattes constitue l’« écart ».
En quoi tout cela est-il pertinent? Bonne question!
Pour deux raisons principales :
1. Vous anticipez des variations de prix modérées.
Si vous prévoyez qu’un actif va légèrement augmenter ou baisser, un écart débiteur ou créditeur peut en tenir compte.
2. Vous réduisez ainsi le risque.
Voilà le grand avantage des écarts débiteurs et créditeurs. En négociant deux « pattes » en même temps, vous réduisez automatiquement le risque.
Tout comme vous pouvez acheter un pantalon parfaitement ajusté à votre taille (et vous assurer de laisser un peu de lousse si l’envie vous prenait de manger un plateau de fromage au complet!), les écarts verticaux permettent d’agencer les négociations sur options en fonction de votre tolérance au risque.
C’est ce qu’on appelle une stratégie sur options à risque défini, car vous savez exactement combien vous allez obtenir ou perdre avant même d’appuyer sur « Soumettre ». Pas de grosses surprises, pas de pertes infinies.
Types d’écarts verticaux
Les deux principaux types d’écarts verticaux sont les écarts débiteurs et créditeurs. La grande différence réside dans la destination de l’argent une fois que la position est établie (la prime).
Un écart vertical où les primes génèrent un profit initial (un crédit net) dans votre compte est appelé un écart créditeur.
Un écart vertical où les primes entraînent le prélèvement d’un montant initial (un débit net) de votre compte est appelé un écart débiteur.
Comprendre la stratégie de l’écart débiteur
Qu’est-ce qu’un écart débiteur?
Un écart débiteur est une stratégie qui entraîne un débit net initial (un coût) dans votre compte. C’est ce qui se produit lorsque l’option que vous achetez vaut plus que celle que vous vendez. L’argent sort alors de votre compte.
Quand utiliser un écart débiteur et comment savoir s’il est adapté à votre situation? Voici un exemple d’écart débiteur :
| Rôle | Position acheteur nette |
|---|---|
| Perspectivee | « Payer un petit montant maintenant ne me dérange pas, car je pense que le cours de l’actif va augmenter ou diminuer. Je souhaite faire fructifier mon argent. » |
| Objectif | I want the spread to increase in value. For example, they bought it for $1.00 and want to sell it later for $3.00. |
| Perspectives sur le marché | Forte conviction. Les écarts débiteurs sont particulièrement judicieux lorsque vous pensez fortement que l’action va pencher d’un bord en particulier. |
| Profil risque-rendement | Perte maximale : plafonnée au montant initial payé (le débit net). Si le titre prend une direction imprévue, vous ne perdrez pas plus que l’argent que vous avez investi. Profit maximal : plafonné au prix de levée, déduction faite du montant initial payé |
Exemples d’écarts débiteurs
Il existe deux grands types d’écarts débiteurs :
Écarts haussiers sur options d’achat (ou écarts verticaux en position acheteur sur options d’achat)
Ce type d’écart convient aux optimistes. Vous voulez employer un écart haussier sur options d’achat lorsque vous vous attendez à une hausse modérée du cours de l’actif. Vous achetez une option d’achat à un prix de levée inférieur (qui coûte généralement plus cher) et vendez une option d’achat à un prix de levée supérieur (qui coûte généralement moins cher).
Exemple :
Le cours de POIRE est de 50 $. Après analyse, vous pensez que le prix va légèrement augmenter au cours des deux prochains mois.
| Actif | Action POIRE |
|---|---|
| Cours actuel | 50 $ par action |
| Point de vue | Haussier |
| Analyse | Vous croyez qu’une légère augmentation du cours est probable au cours des deux prochains mois. |
[Contrat 1] Vous achetez une option d’achat à un prix de levée de 50 $ par action qui vient à échéance dans 60 jours. Le contrat porte sur 100 actions au prix de 2 $ par action.
[Contrat 2] Vous vendez également une option d’achat à un prix de levée de 55 $ par action qui vient à échéance dans 60 jours. Le contrat porte sur 100 actions au prix de 1 $ par action.
Écart haussier sur options d’achat sur l’action POIRE
Contrat d’option 1 | Contrat d’option 2 | |
|---|---|---|
| Achat ou vente | Achat | Achat |
| Option d’achat ou de vente | Option d’achat | Option d’achat |
| Prix de levée | 50 $ | 55 $ |
| Nombre maximal d’actions | 100 actions | 100 actions |
| Coût | 2 $ par action | 1 $ par action |
| Échéance | Dans 60 jours | Dans 60 jours |
Étant donné que le [contrat 1] vous coûte 2 $ par action pour 100 actions, soit un total de 200 $, et que le [contrat 2] vous rapporte 1 $ par action, soit un total de 100 $, le coût global (ou débit net) est de 100 $. Dans un écart haussier sur options d’achat, il s’agit de votre perte maximale.
Perte maximale/débit net – Écart haussier sur options d’achat sur l’action POIRE
Formule
Perte maximale = (coût du contrat d’option 2 x nombre maximal d’actions) − (coût du contrat d’option 1 x nombre maximal d’actions)
Calcul
Perte maximale = (1 $ x 100 actions) − (2 $ x 100 actions)
Perte maximale = (100 $) − (200 $)
Perte maximale = −100 $
Le gain maximal d’un écart haussier sur options d’achat correspond à la différence entre les prix de levée des deux contrats d’option, déduction faite de la prime nette payée. Dans ce cas, le gain maximal par action se calcule comme suit : [Prix de levée du contrat 2] − [Prix de levée du contrat 1] − prime nette. Donc : (55 $) − (50 $) − (1 $) = 4 $ par action.
Comme ces contrats portent sur 100 actions, nous multiplions le gain de 4 $ par action par 100 pour obtenir un gain maximal total de 400 $.
Gain maximal – Écart haussier sur options d’achat sur l’action POIRE
Formule
Gain maximal = (prix de levée du contrat d’option 2 − prix de levée du contrat d’option 1 − débit net par action) x nombre maximal d’actions
Calcul
Gain maximal = (55 $ − 50 $ − 1 $) x 100 actions
Gain maximal = (4 $) x 100 actions
Gain maximal = 400 $
Pour calculer le seuil de rentabilité (le point où vous récupéreriez le montant du débit net initial déboursé pour l’écart haussier sur options d’achat), vous devez additionner le prix de levée le plus bas et le débit net par action. Dans ce cas, cela donnerait 50 $ + 1 $. Le cours de l’action POIRE devrait donc atteindre 51 $ par action à l’échéance de 60 jours pour que vous puissiez récupérer votre investissement initial de 100 $.
Seuil de rentabilité de l’actif – Écart haussier sur options d’achat sur l’action POIRE
Formule
Seuil de rentabilité de l’actif = (prix de levée du contrat d’option 1) + (débit net par action)
Calcul
Seuil de rentabilité de l’actif = (50 $) + (1 $)
Seuil de rentabilité de l’actif = 51 $
Écarts baissiers sur option de vente (ou écarts verticaux en position acheteur sur options de vente)
Ce type d’écart convient aux pessimistes. Vous voulez employer un écart baissier sur options de vente lorsque vous vous attendez à une baisse du cours de l’actif. Vous achetez une option de vente à un prix de levée supérieur (qui coûte généralement plus cher) et vendez une option de vente à un prix de levée inférieur (qui coûte généralement moins cher).
Exemple
Le cours de PRUNE est de 50 $. Après analyse, vous pensez que le prix va légèrement diminuer le mois prochain.
| Actif | Action PRUNE |
|---|---|
| Cours actuel | 50 $ par action |
| Point de vue | Baissier |
| Analyse | Vous croyez qu’une légère diminution du cours est probable dans un mois. |
[Contrat 1] Vous achetez une option de vente à un prix de levée de 40 $ par action qui vient à échéance dans 30 jours. Le contrat porte sur 100 actions au prix de 4 $ par action.
[Contrat 2] Vous vendez également une option de vente à un prix de levée de 30 $ par action qui vient à échéance dans 30 jours. Le contrat porte sur 100 actions au prix de 1 $ par action.
Écart baissier sur option de vente sur l’action PRUNE
Contrat d’option 1 | Contrat d’option 2 | |
|---|---|---|
| Achat ou vente | Achat | Vente |
| Option d’achat ou de vente | Option de vente | Option de vente |
| Prix de levée | 40 $ | 30 $ |
| Nombre maximal d’actions | 100 actions | 100 actions |
| Coût | 4 $ par action | 1 $ par action |
| Échéance | Dans 30 jours | Dans 30 jours |
Étant donné que le [contrat 1] vous coûte 4 $ par action pour 100 actions, soit un total de 400 $, et que le [contrat 2] vous rapporte 1 $ par action, soit un total de 100 $, le coût global (ou débit net) est de 300 $.
Débit net – Écart baissier sur options de vente sur l’action PRUNE
Formule
Débit net = (coût du contrat d’option 2 x nombre maximal d’actions) − (coût du contrat d’option 1 x nombre maximal d’actions)
Calcul
Débit net = (1 $ x 100 actions) − (4 $ x 100 actions)
Débit net = (100 $) − (400 $)
Débit net = −300 $
Le gain maximal d’un écart baissier sur options de vente correspond à la différence entre les prix de levée des deux contrats d’option, déduction faite de la prime nette payée. Dans ce cas, le gain maximal par action se calcule comme suit : [Prix de levée du contrat 1] − [Prix de levée du contrat 2] − prime nette. Donc : (40 $) − (30 $) − (3 $) = 7 $ par action.
Comme ces contrats portent sur 100 actions, nous multiplions le gain de 7 $ par action par 100 pour obtenir un gain maximal total de 700 $.
Gain maximal – Écart baissier sur options de vente sur l’action PRUNE
Formule
Gain maximal = (prix de levée du contrat d’option 1 − prix de levée du contrat d’option 2 − débit net par action) x nombre maximal d’actions
Calcul
Gain maximal = (40 $ − 30 $ − 3 $) x 100 actions
Gain maximal = (7 $) x 100 actions
Gain maximal = 700 $
Pour calculer le seuil de rentabilité (le point où vous récupéreriez le montant du débit net initial déboursé pour l’écart baissier sur options de vente), vous devez soustraire le débit net par action au prix de levée le plus élevé. Dans ce cas, ce serait 40 $ − 3 $. Le cours de l’action PRUNE devrait donc atteindre 37 $ par action à l’échéance de 30 jours pour que vous puissiez récupérer votre investissement initial de 300 $.
Seuil de rentabilité de l’actif – Écart baissier sur options de vente sur les actions PRUNE
Formule
Seuil de rentabilité de l’actif = (prix de levée du contrat d’option 1) − (débit net par action)
Calcul
Seuil de rentabilité de l’actif = (40 $) − (3 $)
Seuil de rentabilité de l’actif = 37 $
Quels sont les effets du temps et de la volatilité sur les écarts débiteurs?
Avant d’essayer des écarts débiteurs, vous devriez tenir compte des facteurs suivants :
Érosion de la valeur temps (thêta) :
Le thêta est votre ennemi.
Vous avez investi dans un titre, et tout comme du lait, il devient moins bon avec le temps. (Toutes nos excuses aux personnes intolérantes au lactose avec toutes ces références.) Chaque jour où l’action ne fluctue pas en votre faveur, c’est un jour où vous perdez un peu de rendement.
Vous avez besoin que l’action suive la trajectoire désirée, et ce, le plus tôt possible.
Volatilité implicite (VI) :
Si on compare le marché à un lac, la VI correspond à l’agitation ou au calme de l’eau.
En général, vous souhaitez créer des écarts débiteurs lorsque la volatilité est faible. Mais si la volatilité augmente après votre achat, la valeur de l’option que vous possédez a tendance à augmenter plus rapidement que celle de l’option que vous avez vendue.
Comprendre la stratégie de l’écart créditeur
Inversons les rôles. Dans le monde des stratégies sur options, l’écart créditeur est l’opposé d’un écart débiteur en ce qui concerne la direction initiale de votre argent.
Qu’est-ce qu’un écart créditeur?
Un écart créditeur entraîne un crédit net initial (un profit) dans votre compte. Vous encaissez de l’argent dès le départ, car l’option que vous vendez vaut plus que celle que vous achetez.
Quand utiliser un écart créditeur et comment savoir s’il est adapté à votre situation? Voici un exemple d’écart créditeur :
| Rôle | Position vendeur nette |
|---|---|
| Perspectivee | « Je ne sais pas exactement comment l’action va fluctuer, mais il y a de fortes chances qu’elle n’aille pas dans cette direction. » |
| Objectif | Vous souhaitez que les deux options viennent à échéance sans valeur. Par exemple, vous avez initialement encaissé 1 $, et si l’option vient à échéance avec une valeur de 0 $, vous conservez votre dollar. |
| Perspectives sur le marché | Forte conviction. Les écarts créditeurs sont particulièrement utiles dans des marchés dont le caractère directionnel est neutre ou modéré. |
| Profil risque-rendement | Perte maximale : votre perte correspond à la différence entre les prix de levée, déduction faite du crédit que vous avez reçu. Profit maximal : plafonné à l’argent reçu initialement (le crédit net). Le profit ne dépassera jamais ce paiement initial. |
Exemples d’écarts créditeurs
Il existe deux grands types d’écarts créditeurs :
Écart haussier sur options de vente
Un écart haussier sur options de vente est utilisé lorsque vous avez un point de vue neutre ou optimiste à l’égard d’un actif. Vous vendez une option de vente à un prix de levée supérieur (qui coûte généralement plus cher) et, en guise d’assurance, vous achetez une option de vente à un prix de levée inférieur (qui coûte généralement moins cher).
Exemple
Le cours de MAÏS est de 260 $. Après analyse, vous pensez que le prix va légèrement augmenter au cours des trois prochains mois.
| Actif | Action MAÏS |
|---|---|
| Cours actuel | 260 $ par action |
| Point de vue | Haussier |
| Analyse | Vous croyez qu’une légère augmentation du cours est probable au cours des trois prochains mois. |
[Contrat 1] Vous vendez une option de vente à un prix de levée de 270 $ par action qui vient à échéance dans 90 jours. Le contrat porte sur 100 actions au prix de 8,50 $ par action.
[Contrat 2] Vous achetez une option de vente à un prix de levée de 260 $ par action qui vient à échéance dans 90 jours. Le contrat porte sur 100 actions au prix de 2,00 $ par action.
Écart haussier sur option de vente sur l’action MAÏS
Contrat d’option 1 | Contrat d’option 2 | |
|---|---|---|
| Achat ou vente | Vente | Achat |
| Option d’achat ou de vente | Option de vente | Option de vente |
| Prix de levée | 270 $ | 260 $ |
| Nombre maximal d’actions | 100 actions | 100 actions |
| Coût | 8,50 $ par action | 2 $ par action |
| Échéance | Dans 90 jours | Dans 90 jours |
Étant donné que le [contrat 1] vous rapporte 8,50 $ par action pour 100 actions, soit un total de 850 $, et que le [contrat 2] vous coûte 2 $ par action, soit un total de 200 $, le profit global (le crédit net) est de 650 $.
Profit maximal/crédit net – Écart haussier sur options de vente sur l’action MAÏS
Formule
Profit maximal = (coût du contrat d’option 1 x nombre maximal d’actions) − (coût du contrat d’option 2 x nombre maximal d’actions)
Calcul
Profit maximal = (8,50 $ x 100 actions) − (2 $ x 100 actions)
Profit maximal = (850 $) − (200 $)
Profit maximal = 650 $
La perte maximale d’un écart haussier sur options de vente correspond à la différence entre les prix de levée des deux contrats d’option, déduction faite de la prime nette payée.
Dans ce cas, la perte maximale par action se calcule comme suit : [Prix de levée du contrat 1] − [Prix de levée du contrat 2] − prime nette. Donc : (270 $) − (260 $) − (6,50 $) = 3,50 $ par action.
Comme ces contrats portent sur 100 actions, nous multiplions la perte de 3,50 $ par action par 100 pour obtenir une perte maximale totale de 350 $.
Perte maximale – Écart haussier sur options de vente sur l’action MAÏS
Formule
Perte maximale = (prix de levée du contrat d’option 1 − prix de levée du contrat d’option 2 − prime nette par action) x nombre maximal d’actions
Calcul
Perte maximale = (270 $ − 260 $ − 6,50 $) x 100 actions
Perte maximale = (3,50 $) x 100 actions
Perte maximale = 350 $
Pour calculer le seuil de rentabilité (le point où vous récupéreriez le montant du débit net initial déboursé pour l’écart haussier sur options de vente), vous devez soustraire le crédit net par action du prix de levée le plus élevé (position vendeur). Dans ce cas, ce serait 270 $ − 6,50 $. Le cours de l’action MAÏS devrait donc demeurer au-dessus de la barre des 263,50 $ par action à l’échéance de 90 jours pour que vous puissiez en tirer un profit.
Seuil de rentabilité de l’actif – Écart haussier sur options de vente sur l’action MAÏS
Formule
Seuil de rentabilité de l’actif = (prix de levée du contrat d’option 1) − (crédit net par action)
Calcul
Seuil de rentabilité de l’actif = (270 $) + (6,50 $)
Seuil de rentabilité de l’actif = 263,50 $
Écart baissier sur options d’achat
Un écart baissier sur options d’achat peut être utile lorsque vous pensez qu’un actif restera en dessous d’un certain prix ou baissera légèrement. Dans ce cas, vous vendez une option d’achat à un prix de levée inférieur (qui coûte généralement plus cher) et achetez une option d’achat à un prix de levée supérieur (qui coûte généralement moins cher). Tant que l’actif sous-jacent ne dépasse pas le prix de levée de votre position vendeur, vous conservez le crédit initial.
Exemple
Le cours de CHOU est de 130 $. Après analyse, vous pensez que le prix va légèrement diminuer le mois prochain.
| Actif | Action CHOU |
|---|---|
| Cours actuel | 130 $ par action |
| Point de vue | Baissier |
| Analyse | Vous croyez qu’une légère diminution du cours est probable dans un mois. |
[Contrat 1] Vous achetez une option d’achat à un prix de levée de 130 $ par action qui vient à échéance dans 30 jours. Le contrat porte sur 100 actions au prix de 1,50 $ par action.
[Contrat 2] Vous vendez également une option d’achat à un prix de levée de 125 $ par action qui vient à échéance dans 30 jours. Le contrat porte sur 100 actions au prix de 5,00 $ par action.
Écart baissier sur options d’achat sur l’action CHOU
Contrat d’option 1 | Contrat d’option 2 | |
|---|---|---|
| Achat ou vente | Achat | Vente |
| Option d’achat ou de vente | Option d’achat | Option d’achat |
| Prix de levée | 130 $ | 125 $ |
| Nombre maximal d’actions | 100 actions | 100 actions |
| Coût | 1,50 $ par action | 5 $ par action |
| Échéance | Dans 30 jours | Dans 30 jours |
Étant donné que le [contrat 1] vous coûte 1,50 $ par action pour 100 actions, soit un total de 150 $, et que le [contrat 2] vous rapporte 5 $ par action, soit un total de 500 $, le profit total (ou crédit net) est de 350 $.
Crédit net – Écart baissier sur options d’achat sur l’action CHOU
Formule
Crédit net = (coût du contrat d’option 2 x nombre maximal d’actions) − (coût du contrat d’option 1 x nombre maximal d’actions)
Calcul
Crédit net = (5 $ x 100 actions) − (1,50 $ x 100 actions)
Crédit net = (500 $) − (150 $)
Crédit net = 350 $
La perte maximale d’un écart baissier sur options d’achat correspond à la différence entre les prix de levée des deux contrats d’option, déduction faite du crédit net.
Dans ce cas, la perte maximale par action se calcule comme suit : (130 $) − (125 $) − (3,50 $) = 1,50 $ par action.
Comme ces contrats portent sur 100 actions, nous multiplions la perte de 1,50 $ par action par 100 pour obtenir une perte maximale totale de 150 $.
Perte maximale – Écart baissier sur options d’achat sur l’action CHOU
Formule
Perte maximale = (prix de levée du contrat d’option 1 − prix de levée du contrat d’option 2 − crédit net par action) x nombre maximal d’actions
Calcul
Perte maximale = (130 $ − 125 $ − 3,50 $) x 100 actions
Perte maximale = (1,50 $) x 100 actions
Perte maximale = 150 $
Pour calculer le seuil de rentabilité (le point où vous récupéreriez le montant du débit net initial déboursé pour l’écart baissier sur options d’achat), vous devez additionner le crédit net par action et le prix de levée le plus bas (position vendeur). Dans ce cas, cela donnerait 125 $ + 3,50 $. Le cours de l’action CHOU devrait donc demeurer en dessous de la barre des 128,50 $ par action à l’échéance de 30 jours pour que vous puissiez en tirer un profit.
Seuil de rentabilité de l’actif – Écart baissier sur options d’achat sur l’action CHOU
Formule
Seuil de rentabilité de l’actif = (prix de levée du contrat d’option 2) + (crédit net par action)
Calcul
Seuil de rentabilité de l’actif = (125 $) + (3,50 $)
Seuil de rentabilité de l’actif = 128,50 $
Quels sont les effets du temps et de la volatilité sur les écarts créditeurs?
Avant d’essayer des écarts créditeurs, vous devriez tenir compte des facteurs suivants et de leurs effets sur les options :
Érosion de la valeur temps (thêta) :
Dans la plupart des cas, le thêta est votre meilleur allié.
Vous avez vendu quelque chose qui arrivera à échéance. Vous voulez qu’il se dégrade!
Chaque jour où l’action ne bouge pas, c’est un bon jour.
Volatilité implicite (VI) :
Aussi contre-intuitif que cela puisse paraître, la VI est votre ennemie.
En général, pour les écarts créditeurs, vous voulez commencer à vendre des options lorsque la volatilité est élevée. En effet, une volatilité élevée peut faire gonfler les primes des options, ce qui vous rapporte un crédit initial plus important!
Après la vente, cependant, vous voulez que la volatilité baisse afin de dégager un profit. Si la volatilité explose après votre vente, votre écart s’en retrouvera durement touché!
Écart débiteur ou écart créditeur : bien choisir votre stratégie
Il peut être difficile de s’y retrouver. Voici un aide-mémoire des principales caractéristiques à considérer pour choisir l’outil (écart débiteur ou créditeur) approprié à un actif :
Écart débiteur (position acheteur) | Écart créditeur (position vendeur) | |
|---|---|---|
| Rentrée ou sortie d’argent initiale | Débit net (Vous déboursez de l’argent) | Crédit net (Vous recevez de l’argent) |
| Perte maximale | La somme initiale que vous avez déboursée | Le prix de levée moins le crédit net |
| Profit maximal | Le prix de levée moins le débit net | La somme initiale que vous avez reçue |
| Érosion de la valeur temps (thêta) : | Joue en votre défaveur | WJoue en votre faveur |
| VI | Idéalement, exécuter la stratégie lorsque la VI est faible | Idéalement, exécuter la stratégie lorsque la VI est élevée |
| Perspectives sur le marché | Des mouvements directionnels forts sont anticipés | Des mouvements neutres ou limités sont anticipés |
Dans quel scénario devriez-vous utiliser chacune des stratégies?
Ce n’est pas parce qu’un actif semble tout indiqué, par exemple, pour un écart baissier sur options de vente que vous devriez nécessairement utiliser cette stratégie.
Ces profils peuvent vous aider à choisir la stratégie qui vous convient le mieux :
Choisissez un écart débiteur lorsque : | Choisissez un écart créditeur lorsque : |
|---|---|
| Vous avez la conviction que l’actif va monter ou descendre. | Vous anticipez que le marché progressera en sens inverse. |
| Vous avez un profil de risque audacieux. | Vous avez un profil de risque prudent. |
| Vous êtes à l’aise avec l’idée de perdre une petite somme (le débit) pour obtenir un rendement potentiellement plus avantageux. | Vous êtes à l’aise avec une forte probabilité de dégager des profits plutôt que de générer un rendement potentiellement élevé. |
Exigences de négociation
Avant de vous lancer dans les écarts sur options, il existe un élément administratif important à considérer :
vérifiez si votre maison de courtage exige un compte sur marge pour le type d’écart que vous désirez exécuter.
Écarts débiteurs
Ces écarts exigent généralement un niveau d’approbation des options moins élevé. Par conséquent, vous n’avez généralement pas besoin d’un compte sur marge, car vous avez payé la totalité de l’opération à l’avance.
Écarts créditeurs
Ces écarts nécessitent souvent un niveau d’approbation des options plus élevé et un compte sur marge. Comme les écarts créditeurs exigent la vente d’options pour établir une position, les maisons de courtage les considèrent souvent comme plus risqués (même si le risque est défini). Elles doivent s’assurer que vous disposez du capital nécessaire pour couvrir la différence entre les prix de levée dans l’éventualité où l’écart devient défavorable.



