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Comment aider votre enfant à épargner pour un objectif

Mis à jour

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Quand Mira avait sept ans, elle a eu le coup de foudre pour un sac à dos bien précis – un modèle turquoise avec des fermetures éclair réfléchissantes aperçu au centre commercial. Il coûtait 45 $. Ses parents auraient pu le lui acheter, mais ils lui ont plutôt posé une question : « Et si tu épargnais toi-même pour l'avoir? » Pendant les six semaines suivantes, Mira a glissé des pièces dans un pot sur le comptoir de la cuisine, a regardé la pile grossir, puis est finalement entrée dans le magasin avec son propre argent. Deux ans plus tard, elle a toujours ce sac à dos et le traite comme s'il était en or.

Ce moment – un enfant qui choisit quelque chose, travaille pour l'obtenir et finit par le mériter – est l'une des façons les plus simples de lui enseigner la valeur de l'argent. Pas besoin de sermon ni de tableau Excel. Tout commence par un seul objectif.

Choisissez un objectif et rendez-le concret

On a souvent envie d'enseigner l'épargne « en général » à nos enfants, mais ça reste rarement gravé dans leur mémoire. Les enfants pensent de façon concrète. Dire à un enfant de six ans d'« épargner pour l'avenir », c'est un peu comme lui demander de ranger sa chambre « pour le reste de sa vie ». Le concept est trop vaste, trop abstrait.

Ce qui fonctionne, c'est un objectif unique et précis. Une seule chose qu'il désire vraiment.

Commencez par demander à votre enfant ce qui compte pour lui en ce moment. Ça peut être un jouet, un livre, une paire de souliers ou, comme Mira, un sac à dos qu'il convoite depuis un moment. L'important, c'est que ce soit son choix. Si c'est vous qui choisissez l'objectif, l'épargne devient une tâche de plus. Si c'est lui qui le choisit, ça devient une mission.

Une fois l'objectif fixé, rendez-le tangible. Écrivez-le sur un bout de papier et collez-le sur le frigo. Imprimez une photo et collez-la sur la tirelire. Certaines familles demandent même à leur enfant de dessiner l'objet convoité et de l'épingler au-dessus de son bureau. L'important, c'est la visibilité – tant que l'objectif reste sous les yeux, il reste dans la tête.

Rendez les progrès impossibles à ignorer

Les adultes peuvent consulter le solde de leur compte sur leur téléphone et ressentir une petite bouffée de satisfaction. Les enfants, eux, ont besoin de quelque chose de plus concret. Ils doivent voir l'argent s'accumuler, littéralement.

Un pot transparent fonctionne bien pour les plus jeunes. Chaque fois qu'ils y ajoutent des pièces ou des billets, ils voient le niveau monter. C'est le même principe que le thermomètre utilisé lors des campagnes de financement – des progrès qu'on peut pointer du doigt.

D'autres familles préfèrent un tableau affiché sur le frigo. Tracez un simple diagramme à barres avec l'objectif total inscrit en haut, et cochez chaque contribution. Certains parents créent un « thermomètre d'épargne » que l'enfant colorie un peu plus chaque fois qu'il ajoute de l'argent. Le format importe moins que le principe : rendre les progrès visibles et impossibles à manquer.

Compter ensemble aide aussi beaucoup. Asseyez-vous avec votre enfant une fois par semaine, videz le pot et comptez ce qu'il y a dedans. Discutez du chemin parcouru et de ce qui reste à faire. Ce rituel fait deux choses à la fois : il renforce l'habitude et donne à votre enfant une dose régulière de motivation.

La contrepartie parentale – et pourquoi ça fonctionne

Plusieurs familles misent avec succès sur un concept tout simple : « Épargne, et je vais égaler ta mise. » L'idée est limpide : pour chaque dollar que votre enfant met de côté, vous en ajoutez un (ou une partie) à ses côtés.

Cette approche fonctionne parce qu'elle amplifie l'effort sans le remplacer. Votre enfant doit tout de même faire le travail d'épargner, mais l'objectif semble plus accessible. C'est la différence entre courir une course seul et la courir avec quelqu'un qui vous encourage à chaque kilomètre.

La façon de structurer la contrepartie dépend de l'âge de votre enfant et de l'ampleur de l'objectif.

  • Pour les plus jeunes (4 à 7 ans), une contrepartie dollar pour dollar garde les choses simples et motivantes

  • Pour les enfants plus vieux (8 à 12 ans), une contrepartie de 50 cents par dollar ajoute un brin de défi

  • Pour les ados, pensez à n'offrir la contrepartie qu'à partir d'un certain seuil – par exemple, égaler seulement les montants qui dépassent 50 $

Quel que soit le ratio choisi, établissez les règles clairement dès le départ. Notez-les par écrit si ça peut aider. Les enfants réagissent bien lorsqu'ils connaissent les conditions de l'entente à l'avance, et ça évite la discussion du genre « mais tu avais dit que tu égalerais ma mise! » plus tard.

Quand ils veulent tout abandonner (et quoi leur dire)

Environ trois semaines après avoir commencé à épargner pour son sac à dos, Mira a voulu dépenser l'argent de son pot pour une peluche vue lors d'une fête d'anniversaire. Ses parents ne lui ont pas fait la morale. Ils lui ont demandé : « Veux-tu toujours ton sac à dos? » Elle a répondu oui. Ils ont ajouté : « D'accord, c'est ton argent – mais si tu le dépenses maintenant, ça va te prendre plus de temps pour l'avoir. »

Elle a laissé l'argent dans le pot.

La capacité à différer la gratification est une compétence, pas un trait de personnalité. Selon la recherche, les enfants peuvent renforcer cette capacité avec de la pratique, tout comme n'importe quelle autre habileté. Alors, quand votre enfant vivra un coup de mou à mi-chemin de son objectif – et ça arrivera –, ne le voyez pas comme un défaut de caractère. Voyez-le plutôt comme une occasion d'apprentissage.

Voici quelques trucs qui peuvent aider pendant les moments plus difficiles :

  • Revisitez l'objectif ensemble. Ressortez la photo, discutez de la raison pour laquelle il le voulait au départ

  • Reconnaissez ce qu'il ressent. « Je sais que c'est difficile d'attendre. C'est normal. »

  • Proposez un petit ajustement si l'objectif semble trop loin. L'échéancier peut être raccourci, ou le ratio de contrepartie légèrement augmenté

  • Célébrez les progrès partiels. « Tu as déjà 20 $ de côté – c'est plus de la moitié du chemin! »

Si votre enfant décide de changer complètement d'objectif, ce n'est pas grave non plus. L'important n'est pas de s'y tenir à tout prix, mais bien de vivre l'expérience de travailler vers quelque chose dans le temps.

Objectifs d'épargne selon l'âge

Tous les objectifs ne conviennent pas à tous les âges. Voici un guide général pour vous aider à calibrer le tir.

De 4 à 6 ans : petits objectifs, échéances courtes. Pensez à des articles de 5 $ à 15 $ – un petit jouet, un livre à colorier, une gourmandise à la pâtisserie. À cet âge, l'échéancier devrait être court (une à deux semaines maximum). Le sens du temps des jeunes enfants est encore en développement, et un objectif qui s'étire sur plus de quelques semaines peut sembler durer une éternité.

De 7 à 10 ans : objectifs moyens, quelques semaines. C'est le moment idéal pour des articles entre 20 $ et 50 $ – un sac à dos, un jeu de société, une collection de livres. Les enfants de cet âge peuvent gérer un échéancier de 3 à 6 semaines et commencent à comprendre le lien entre patience et récompense.

De 11 à 14 ans : objectifs plus grands, échéances plus longues. Les enfants plus vieux peuvent viser des articles de 50 $ à 200 $ et plus – appareils électroniques, équipement sportif, billets de concert ou expériences. Ils peuvent gérer un échéancier de 1 à 3 mois et pourraient bénéficier d'un suivi de leurs progrès dans un carnet ou un simple tableau. Ce groupe d'âge est aussi prêt pour des discussions sur les compromis – choisir entre deux choses qu'ils désirent, ou décider quelle part de son argent de poche épargner plutôt que dépenser.

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Foire aux questions

Quelle part de son argent de poche un enfant devrait-il épargner?

Il n'y a pas de réponse universelle, et le montant dépendra de l'âge de votre enfant et du montant de son argent de poche. Un bon point de départ est d'épargner de 20 % à 30 % de ce qu'il reçoit. Si votre enfant reçoit 10 $ par semaine, mettre de côté 2 $ à 3 $ pour un objectif est un début raisonnable. L'important, c'est la constance – épargner un petit montant régulièrement enseigne l'habitude plus efficacement qu'épargner une grosse somme une seule fois.

Devriez-vous verser des intérêts sur l'épargne de votre enfant?

Certaines familles le font, et ça peut être une bonne façon d'introduire le concept de la croissance de l'argent dans le temps. Par exemple, vous pourriez ajouter 10 % au pot d'épargne de votre enfant à la fin de chaque mois. Ça lui donne une raison concrète de laisser son argent tranquille et amorce une discussion sur la façon dont l'épargne peut générer des rendements. Gardez les calculs simples – surtout pour les plus jeunes – et expliquez ce que vous faites et pourquoi.

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