Qu’est-ce que la négociation d’options et comment fonctionne-t-elle?

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Roger Wohlner is a writer and financial advisor with over 20 years of financial services experience. He writes about financial planning for Wealthsimple and for a number of financial advisors. His work has been published in Investopedia, Yahoo! Finance, The Motley Fool, Money.com, US News among other publications. Roger owns his own finance blog called 'The Chicago Financial Planner'. He holds an MBA from Marquette University and a Bachelor’s degree with an emphasis on finance from the University of Wisconsin-Oshkosh.

Andrew Goldman

Andrew Goldman écrit depuis 20 ans et fait des placements depuis 10 ans. Il écrit présentement sur les finances personnelles et l’investissement pour Wealthsimple. Auparavant, certains de ses articles ont été publiés dans The New York Times Magazine, Bloomberg Businessweek, New York Magazine et Wired. Il a également fait des apparitions à la télévision, notamment dans le Today show, sur les ondes de NBC, ainsi qu’à Fox News. Andrew possède un baccalauréat en arts (Anglais) de l’Université du Texas. Il vit à Westport, au Connecticut, avec son épouse, Robin, leur deux garçons et un Bedlington terrier. Dans ses temps libres, il anime le podcast The Originals.

Les options sont un type de produit financier dérivé. Oui, le sujet peut sembler ennuyeux et complexe. Mais rassurez-vous : ce n’est pas ennuyeux. (Complexe? C’est une autre histoire. Préparez-vous!) Les options vont au-delà de l’achat ou de la vente d’une action. Elles vous permettent de prendre position (et peut-être d’empocher des profits) sur des éléments très précis comme l’ampleur et le moment de la variation du cours. Bref, les options vous donnent encore plus… d’options.

Qu’est-ce qu’une option?

Une option est un contrat. Elle vous donne le droit (mais non l’obligation) d’acheter ou de vendre une action donnée à un prix donné et à une date donnée.

Beaucoup de choses peuvent cependant se produire d’ici là. La plupart des options sont négociées en bourse (et non de gré à gré). Elles peuvent être négociées sur les marchés, tout comme les actions, plutôt que directement entre investisseur.euses. Ainsi, les personnes qui détiennent des options ont non seulement le droit d’acheter ou de vendre une action donnée, selon le cas, mais aussi le droit en tout temps de vendre l’option elle-même jusqu’à son échéance. Voici quelques exemples :

Disons que l’action (inventée) Kale se négocie à 150 $ et que vous pensez que le cours va augmenter. Vous pourriez acheter une option qui vous donne le droit d’acheter $KALE à 170 $ dans les deux mois suivants (jusqu’à la date d’échéance), peu importe le cours de l’action à ce moment-là.

Si, deux mois plus tard, le cours de Kale est de 180 $, vous pouvez exercer (ou lever) votre option, ce qui signifie que vous achetez l’action au cours immobilisé de 170 $ et que vous pouvez la revendre immédiatement (au cours en vigueur, soit 180 $) et ainsi réaliser un profit de 10 $ par action. Un contrat d’option porte généralement sur 100 actions d’une même société, mais le prix (appelé « prime ») est exprimé par action. Dans cet exemple, si la prime était de 5 $, vous paieriez 500 $ par contrat d’options sur Kale. Après avoir soustrait la prime de 500 $ des 1000 $ que vous avez gagnés, vous vous retrouvez avec un profit de 500 $, moins les frais. À titre de comparaison, si vous aviez investi ces 500 $ dans des actions de Kale, vous auriez empoché un profit de 20 %, soit 100 $.

Vous pouvez également vendre l’option avant son échéance, comme le font beaucoup de gens. Supposons que le cours de $KALE atteint 165 $ un mois après que vous ayez acheté l’option. Vous pourriez vendre l’option plus cher que vous ne l’avez achetée, puisqu’elle se rapproche du prix de levée de 170 $ – et qu’elle a plus de chances de générer un profit lorsqu’elle est exercée à la date d’échéance.

Passons à un scénario moins optimiste, où le cours de $KALE est nettement inférieur à 170 $ pendant les deux mois. Vous pourriez vendre l’option à tout moment et encaisser une perte – dans la mesure où quelqu’un d’autre veut prendre le risque. Mais si conservez l’option jusqu’à l’échéance, vous n’avez aucun intérêt à l’exercer et vous perdez vos 500 $.

Voici une manière simple de visualiser votre profit ou votre perte potentiels dans ce scénario.

Exemple d'option d'achat pour une société fictive - $KALE

Pourquoi acheter une option?

  1. Vous voulez couvrir votre risque. Supposons que vous possédez beaucoup d’actions de Kale et que vous avez peur que le cours s’effondre. Le fait d’acheter une option d’achat pourrait limiter les pertes si vos prédictions s’avèrent.

  2. Vous voulez augmenter votre exposition sans dépenser beaucoup d’argent. Acheter des options est une solution beaucoup plus abordable que l’achat pur et simple d’actions. En prime, l’effet de levier peut multiplier votre potentiel de hausse.

  3. Vous avez étudié le marché et souhaitez mettre à profit vos intuitions. Les options vous permettent non seulement de prédire la hausse ou la baisse d’une action, mais aussi l’ampleur et le moment de la variation du cours.

Quels sont les différents types d’options?

Comme leur nom l’indique, les options d’achat vous permettent d’acheter une action à un certain prix (appelé prix de levée ou prix d’exercice) au plus tard à la date d’échéance. Ces options vous conviennent si vous croyez que le cours de l’action est à la hausse, car elles vous permettent d’acheter des actions à un prix potentiellement inférieur à celui du marché. (Vous trouverez un glossaire pratique au bas de cette page.)

De même, les options de vente vous permettent de vendre une action à un certain prix au plus tard à la date d’échéance. Ces options vous conviennent si vous croyez que le cours de l’action est à la baisse, car elles vous permettent de vendre des actions à un prix potentiellement supérieur à celui du marché.

La majorité des titres les plus populaires proposent des options. Parmi les les plus courantes, il existe les options sur actions individuelles qui sont liées (surprise!) à une action individuelle (par exemple Apple, Google ou Amazon), et les options sur FNB, liées aux fonds négociés en bourse, soit des groupes d’actions.

Que se passe-t-il avec une option après l’achat?

Reprenons l’exemple de Kale. Vous pouvez vendre cette option jusqu’à sa date d’échéance à un prix qui dépendra principalement du cours de l’action sous-jacente.

Supposons que le cours de $KALE a chuté bien en dessous du prix de levée quelques semaines après l’achat. Vous pourriez vendre l’option, mais à un prix inférieur aux 500 $ que vous avez payés, car l’option a moins de chances d’être profitable. En revanche, si le cours de $KALE est nettement supérieur au prix de levée et qu’il ne reste qu’une semaine avant l’échéance, l’option a de fortes chances de faire de l’argent, et vous pourriez sans doute la vendre pour beaucoup plus que 500 $.

Vous pouvez également attendre jusqu’à la date d’échéance (ou encore exercer l’option par anticipation; nous reviendrons sur ce point plus loin). Si le cours de $KALE dépasse 175 $ ce jour-là, vous pouvez exercer votre option, vous rembourser la prime et empocher la différence. En revanche, si le cours de l’action est inférieur à 175 $ à la date d’échéance, vous perdez vos 500 $.

Dans cet exemple, le prix de 175 $ est ce qu’on appelle le point d’équilibre, soit votre prix de levée plus le coût de l’option. Si le cours de $KALE atteint seulement, disons, 172 $, votre option serait « en jeu » (c’est-à-dire que le cours actuel de l’action vous permet de réaliser un profit par l’achat ou la vente au prix de levée) de 200 $. Vous auriez tout de même perdu 300 $, puisque vous avez payé 500 $ pour l’option.

Dans la plupart des cas, les négociateurs et négociatrices ne vont pas aussi loin – le plus souvent par manque de liquidités. En effet, pour exercer cette option sur Kale, il faut débourser 170 x 100 $, soit 17 000 $. Plusieurs se tournent donc vers une « vente liquidative », qui consiste simplement à vendre le contrat à quelqu’un d’autre. Si le cours de $KALE s’était effondré, vous auriez vendu l’option et vous auriez sans doute encaissé une perte (mais au moins, vous auriez récupéré une partie de ce que vous avez payé). En revanche, si $KALE s’était apprécié, la vente de l’option vous aurait rapporté un profit. Dans les deux cas, la négociation d’options vous permet d’obtenir des rendements semblables sans échanger des tonnes de liquidités.

Quand pouvez-vous exercer une option?

Si vous avez suffisamment d’argent pour acheter les actions sous-jacentes (dans le cas d’une option d’achat) ou suffisamment d’actions pour remplir vos obligations de vente (dans le cas d’une option de vente), vous pouvez exercer l’option en tout temps, mais la plupart du temps, vous avez intérêt à attendre jusqu’à la date d’échéance.

Si vous exercez l’option alors qu’elle n’est pas « en jeu », vous ne faites qu’immobiliser vos pertes. Cela dit, même si l’option est en jeu, l’exercice par anticipation vous fait perdre la possibilité que la valeur de l’option continue d’augmenter si le prix de l’action augmente. 

Que se passe-t-il si votre option est hors jeu à l’échéance? Vous perdez ce que vous avez déboursé pour l’acheter.

Qu’est-ce qui détermine le prix d’une option?

Comme c’est le cas pour n’importe quel marché, le prix dépend de ce que les gens sont prêts à payer. L’établissement des prix est un concept à la fois complexe et abstrait, mais en règle générale, il repose sur trois facteurs :

  1. La valeur intrinsèque, ou la variation du cours de l’action sous-jacente nécessaire pour que l’option soit en jeu – Dans l’exemple de Kale ci-dessus, vous avez une option d’achat qui vous permet d’acheter 100 actions de $KALE à 170 $ chacune. Si le cours de $KALE était de 120 $, l’option vaudrait beaucoup moins que s’il était de 168 $. Si l’action se négociait déjà à 175 $, l’option vaudrait encore plus.

  2. La volatilité, ou la fréquence à laquelle le cours de l’action change (sa volatilité) – $KALE n’est pas très volatil, puisque son cours connaît une croissance soutenue accompagnée de quelques baisses ici et là. Si l’action est à 120 $, il y a peu de chances qu’elle atteigne 170 $ avant la date d’échéance de l’option. En revanche, une action comme DraftKings évolue en dents de scie. L’option aurait donc beaucoup plus de chances d’être en jeu, et ce, même si le cours de l’action sous-jacente était loin du prix de levée. Résultat : l’option coûterait plus cher.

  3. La valeur temps, soit le temps jusqu’à l’échéance – Plus il reste de temps, plus le cours de l’action sous-jacente a des chances d’évoluer – et plus l’option a de la valeur.

Les paramètres permettant d’évaluer les options sont appelés « les grecques » – comme dans « lettres grecques ». Mais pas besoin d’apprendre tout l’alphabet grec! En fait, vous avez la possibilité de consulter les grecques de chaque contrat d’options, et leurs formules de calcul sont de toute beauté 🤓.

Quels sont les risques liés aux options?

🛑 Prenez quelques instants pour vous familiariser avec les risques, car ils sont importants. Si l’action sous-jacente n’atteint pas son prix de levée, et que vous ne persuadez personne de vous acheter l’option avant son échéance, vous perdez tout ce que vous avez payé pour l’acquérir. Cela revient à une perte de 100 %, qui est extrêmement rare dans le cadre d’une opération boursière classique.

Voici quelques raisons pour lesquelles la négociation d’options est plus risquée que la négociation d’actions :

Volatilité composée – Étant donné que les options sont des dérivés des actions, elles superposent deux couches de volatilité. (En effet, le cours d’une option est vaguement fondé sur les pronostics de rendement de l’action, dont le cours est vaguement fondé sur les pronostics de rendement de la société.) Par conséquent, il est très difficile de prédire l’évolution du cours d’une option. Par exemple, si vous achetez une option à forte volatilité, vous devez composer avec le risque qu’un événement influe sur la volatilité de l’actif sous-jacent, telle que la perçoivent les investisseurs et investisseuses. Si un tel événement se produisait, la valeur de votre option pourrait baisser, même si le prix de l’actif sous-jacent reste le même. En effet, plus la volatilité implicite est faible, plus l’évolution future de l’action est certaine – et peu de gens voudront parier sur quelque chose de certain. Même si vous avez acheté une option pour 100 $, elle ne vaut peut-être plus que 5 $ aujourd’hui.

Sensibilité au temps – Vous pouvez conserver une action pour toujours, mais pas une option. Plus la date d’échéance est proche, plus la valeur de l’option est susceptible d’évoluer rapidement. Si l’option est en jeu ou sur le point de l’être, sa valeur monte en flèche. Mais si elle est nettement hors jeu, sa valeur peut s’effondrer. La raison : plus la durée d’une option est courte, moins il lui reste de temps pour se remettre de mouvements soudains – et plus elle est risquée. Bref, la durée est un facteur important à surveiller.

Confusion – Les options sont des produits complexes. Dans un domaine où des mots tels que « tunnel » ou « papillon » prennent un tout autre sens, il y a de quoi se sentir perplexe. En fait, il existe beaucoup de stratégies et de techniques à apprendre, surtout au début. En apprenant, vous allez commettre des erreurs qui peuvent parfois vous coûter cher – et c’est particulièrement vrai dans le monde de la négociation à court terme, où tout va très vite.

Liquidité variable – Sur le marché, il existe un nombre important d’actions, mais un nombre exponentiel d’options sur actions. En effet, pour chaque action ou FNB, il existe parfois des dizaines d’options différentes, chacune assortie d’une durée et d’un prix de levée différents. Comme les options sont si nombreuses, il arrive que l’offre et la demande baissent pour l’une d’entre elles. Résultat : vous devez parfois payer plus cher pour certaines options ou vous aurez du mal à trouver des personnes qui voudront vous les acheter à moins de baisser votre prix. Dans certains cas, vous devrez peut-être conserver le contrat jusqu’à l’échéance et assumer la perte.

Dernière mise à jour 10 juillet 2024

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