Selon Michael Katchen, tout le monde devrait avoir la même ligne de départ

Wealthsimple est un service d’investissement qui utilise la technologie pour faire fructifier votre argent comme les plus brillants investisseurs au monde. Dans notre série Tranche de vie financière, nous vous présentons des gens intéressants qui parlent sans détour de leur relation avec l’argent.

Je ne sais pas pourquoi j’ai toujours été fasciné par l’argent. J’ai toujours aimé l’investir, mais ce n’est pas ce qui m’a donné l’idée de Wealthsimple. C’est plutôt un ami qui m’a demandé de l’aider à résoudre un problème.

Il y a environ six ans, l’entreprise que j’avais cofondée, 1000memories, a été vendue. C’était une startup qui aidait les familles à se souvenir de leurs proches décédés. Nous avions toutes sortes d’outils intéressants pour aider les gens à archiver leurs photos de famille et à créer des arbres généalogiques. Lorsque l’entreprise a été achetée par Ancestry.com, nous nous sommes retrouvés avec un (très beau) problème sur les bras : pour la première fois, nous avions soudainement un bon montant d’argent et nous voulions l’optimiser. Deux des fondateurs de l’entreprise, Rudy Adler et Brett Huneycutt (qui ont aussi cofondé Wealthsimple avec moi), ont commencé à me demander comment ils pourraient l’investir. Je n’avais que 25 ans, mais je m’intéressais aux placements depuis longtemps — c’était presque une obsession. J’ai donc tenté de leur montrer ce que j’avais appris : la meilleure stratégie d’investissement est en fait très ennuyante et requiert de la discipline. Il ne s’agit certainement pas de sélectionner des actions. Je leur ai prêté quelques livres et j’ai créé un tableau pour les aider à gérer eux-mêmes leur argent. Quand j’y repense, je réalise que ce tableau était la somme de beaucoup d’influences : la carrière de mon père en droit fiscal, ma conviction quasi religieuse qu’il faut séparer les émotions de l’argent, et mon amour des données… et des tableaux.

Ce tableau, en fait, c’était Placements Wealthsimple dans sa forme embryonnaire.

Mais j’ai aussi découvert que ce n’est pas tout le monde qui partage ma passion pour l’investissement et les tableaux. J’avais déjà partagé mon tableau avec d’autres et les réponses avaient été unanimes : c’est trop ennuyant, ça prend trop de temps, je ne suis pas bon(ne) là-dedans et ça ne m’intéresse absolument pas. Et tous et toutes voulaient que ce soit moi qui m’en occupe à leur place. Hum... voilà une idée intéressante, me suis-je alors dit.

J’ai grandi à Toronto. Ma mère est psychologue, et les deux parents de ma femme le sont aussi. Chez nous, nous sommes à l’aise avec nos émotions! Mon père, lui, est avocat-fiscaliste. Et c’est un vrai personnage! Son sujet de discussion préféré, quand j’étais jeune, était le droit fiscal. Au souper, il s’animait juste à en parler, et cela a certainement eu une influence sur nous. Je me souviens qu’une de mes sœurs a tenté de me forcer à ouvrir un REER quand j’avais 10 ans.

Disons que je n’ai jamais été perçu comme quelqu’un qui aime prendre des risques. On m’a toujours qualifié de « gentil, humble ». Dans les sports, je n’étais jamais le meilleur, mais je gagnais toujours le même trophée : joueur le plus acharné. C’était ça, ma force.

Quand j’avais 12 ans, ma sœur m’a inscrit à un concours de sélection de titres boursiers. En fait, c’est elle qui avait créé le concours Canada Trust Investment Challenge pour amasser des fonds pour la recherche sur la sclérose en plaques. Ma mère avait reçu un diagnostic quelques années plus tôt. Le concours consistait à investir 100 000 $ de faux argent dans un portefeuille fictif de 10 actions. Mon père et moi nous sommes assis à la table de la cuisine, il a ouvert le Globe and Mail et nous avons parcouru la liste des symboles boursiers. Je n’ai pas fait de recherche sur Internet; j’ai pris le bottin téléphonique et j’ai appelé des gens! Nous avons conclu que la meilleure stratégie était de jouer le tout pour le tout et de miser le montant entier sur une seule entreprise. Contrairement à l’investissement pour la retraite, ce concours ne faisait qu’un gagnant. Arriver en deuxième place, c’était comme arriver dernier. J’ai choisi une entreprise qui me semblait intéressante : MGI Software. Puis, pendant la durée du concours, l’action s’est appréciée de 260 %. Mon père et moi avons remporté le premier prix : un voyage de ski d’une semaine à Whistler. J’avais l’impression d’être l’ado le plus cool en ville! Par la suite, mon père m’a acheté quelques livres sur l’investissement, que j’ai dévorés.

À la suite du concours, quelques amis de mon père m’ont acheté des actions de MGI Software comme cadeau de bar-mitsva. Nous étions en 1999. Vous pouvez donc vous imaginer ce qui est arrivé avec MGI Software lorsque la bulle technologique a éclaté en 2000-2001... En une nuit, j’ai perdu toutes mes économies de bar-mitsva. Cette expérience m’a appris une bonne leçon et a fait de moi l’investisseur que je suis aujourd’hui : un investisseur très plate, comme nous devrions tous l’être.

J’ai étudié en gestion, j’ai travaillé pendant un certain temps dans une firme de consultation bien connue, et, bien sûr, j’ai fondé Wealthsimple. Mais avant tout cela, un autre événement a été encore plus formateur pour ma carrière. À l’université, j’ai fait un voyage de groupe en Israël. Le but était de visiter des startups et de tenter de comprendre pourquoi tant de nouvelles entreprises intéressantes voyaient le jour en Israël, un petit pays avec peu de ressources. Ce qui m’a le plus marqué n’a pas été de rencontrer tous ces créateurs d’entreprises technologiques, mais de rencontrer le fondateur d’ISCAR. Cette compagnie avait installé toutes ses usines sur la frontière et y embauchait des travailleurs tant israéliens que palestiniens. Mais pour y travailler, il y avait une condition : les employés devaient emménager sur les terrains de l’entreprise, une véritable communauté qui comprenait des logements, des écoles, des centres communautaires, etc. Le fondateur se basait sur des données indiquant qu’aussitôt qu’un pays atteint un certain PIB par habitant, les conflits disparaissent. En d’autres mots, dès que chacun a ce qu’il lui faut pour vivre et rêver d’une vie meilleure, la paix s’installe. Cet homme d’affaires a recréé ces conditions à très petite échelle, dans un endroit où règne un conflit considéré comme irréconciliable, et il s’est posé la question : combien de nos conflits pourraient être résolus si chacun avait les ressources nécessaires pour vivre dans la dignité?

Ces valeurs sont solidement ancrées dans la mission de Wealthsimple. Nous voulons donner à chacun les moyens de jouir d’une liberté financière. Cette liberté peut être l’un des plus grands moteurs de bien dans le monde. Elle donne aux gens la capacité de vivre la vie qu’ils veulent, de s’occuper de leurs proches et d’investir dans leurs communautés.

Il y a, dans notre culture, un mécanisme très simple, une chose que l’on apprend en Économie 101 : le rendement du capital dépasse celui du travail. Si vous avez un dollar à investir, vous serez toujours plus riche à long terme que si vous avez une heure de votre temps à investir. C’est pourquoi les riches deviennent toujours plus riches : le capital l’emporte sur le travail. C’est peut-être injuste, mais c’est ainsi que notre société fonctionne. L’une des façons de réduire le fossé entre riches et pauvres serait de donner à tous accès à ce levier. De rendre le rendement sur le capital plus accessible, afin qu’un plus grand groupe puisse en bénéficier. Si Wealthsimple avait un cri de ralliement (à part « Frais minimes! »), ce serait : « Intérêts composés pour tout le monde! ».

Nous réfléchissons beaucoup à l’accessibilité. Dès le début, l’entreprise exigeait un solde minimal pour ouvrir un compte. La raison était logistique : il est difficile pour une entreprise de gérer un grand nombre de petits comptes et d’en tirer profit. Mais nous avons réalisé qu’en faisant cela, Wealthsimple n’était pas accessible pour tout le monde. Nous avons donc changé cela. Depuis, n’importe qui peut investir, même avec 1 $.

Financièrement, je demeure assez plate. Tout comme ma femme, que j’ai rencontrée il y a 10 ans, alors que nous étions tous deux en échange étudiant aux Pays-Bas. Je loue une Mazda CX-5 2016; c’est une voiture très fiable. Je suis plutôt raisonnable avec mon argent. Pendant longtemps, j’ai même affirmé qu’acheter une maison était une dépense superflue. Les gens s’endettent énormément, ils sacrifient toutes leurs liquidités, la liberté de voyager, de sortir et de vivre de nouvelles expériences, parce qu’ils doivent rembourser leur hypothèque. Puis, ma femme est tombée enceinte… et nous avons soudainement décidé que nous voulions une maison où élever notre famille. Nous voulions un endroit où nous resterions pour longtemps. Je réalise maintenant que les bonnes raisons d’acheter une maison sont nombreuses, mais le fait que ce soit un bon investissement n’en fait pas partie.

Devenir riche et léguer ma fortune? Ce n’est pas ce qui m’intéresse. Andrew Carnegie, un magnat de l’acier et l’une des personnes les plus riches de l’histoire, a écrit un essai, L’Évangile de la richesse, qui résume plusieurs de mes convictions sur la richesse et l’héritage. « Tout homme qui meurt riche meurt déshonoré », a-t-il écrit. Il croyait que les riches devaient rembourser leur dette à la société en donnant leur argent.

Je ne sais pas si je crois au fait de laisser un héritage. Tout le monde devrait avoir accès à la ligne de départ. Pourquoi des familles auraient-elles le droit d’être riches de génération en génération, juste parce que leur arrière-arrière-grand-père a fait de bons placements? Les gens fortunés devraient se considérer comme de simples gestionnaires de leur argent, qui, ultimement, appartient à la société. Il n’appartient pas à vos enfants — d’ailleurs, il ne leur rend pas toujours service.

En ce moment, je bâtis la Fondation Wealthsimple pour aider tous les enfants à accéder aux études, même s’ils ne viennent pas d’une famille riche. Le gouvernement canadien offre de très bonnes subventions pour l’épargne-étude, dont trop peu de gens profitent. Les demandes impliquent beaucoup de paperasse compliquée, elles vous obligent souvent à vous rendre dans une succursale de votre banque, ce qui peut être intimidant pour les gens qui n’ont pas toujours eu de bonnes expériences avec les institutions financières. C’est pourquoi nous nous sommes dit : nous avons déjà un produit qui facilite plus que toute autre institution le processus d’ouverture de compte. Nous pouvons résoudre ce problème. La fondation facilitera grandement l’accès à ces subventions et offrira des fonds supplémentaires aux enfants issus de familles à faible revenu pour leurs études postsecondaires. Notre société a besoin de gens compétents et formés pour résoudre les grands problèmes de demain. Offrir ces opportunités uniquement à ceux qui ont eu la chance d’être nés en meilleure position financière est une perte énorme de ressources humaines. Même le simple fait de croire qu’il est possible d’accéder aux études peut être transformateur, pas seulement sur le plan individuel, mais aussi sur le plan sociétal.  

Pour le moment, nous nous concentrons sur l’épargne et l’investissement. Mais pour moi, ce n’est que le début. Il y a tellement de choses que l’on peut faire pour concrétiser la liberté financière. Préparez-vous à des super produits qui feront une différence dans l’avenir. En attendant, n’allez surtout pas penser que je n’ai aucun désir matériel! Qu’est-ce que je m’achèterais si Wealthsimple était introduite en bourse demain matin et que c’était un énorme succès? Probablement un bon canot.

Tel que raconté à Andrew Goldman en exclusivité pour Wealthsimple; modifié et condensé pour la clarté du propos. Illustration par Jenny Mörtsell

Avec l’aide de la technologie et d’une équipe d’humains astucieux et sympathiques, Wealthsimple vous aide à faire fructifier et à gérer votre argent. Simplifiez et améliorez la façon dont vous faites vos placements, votre épargne, vos opérations boursières, et même vos impôts.

Tranches de vie financière

"Jusqu’à l’âge de 44 ans, je n’ai jamais eu de compte d’épargne. Je ne m’en vante pas, c’est la triste réalité. J’étais toujours dans le rouge. Je devais toujours de l’argent à quelqu’un. J’étais aussi égoïste et totalement irresponsable."

Anthony Bourdain

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